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Je ne suis pas Charlie

8 janvier 2015, Par , Publié dansDivers

Le 7 janvier dernier, j’ai été frappé par l’horreur de l’attaque terroriste qu’il y a eu à Paris, contre le journal satirique Charlie Hebdo. Ce soir-là, douze personnes ne rentreront pas chez eux dans leur famille. Ce jour-là, trois personnes voulaient faire taire une publication qui dérangeait, qui publiait des choses qui ne leur faisaient pas plaisir.

Ce 7 janvier dernier, des gens ont utilisé des armes lourdes pour faire taire la liberté d’opinion.

Comme tout le monde, je me suis senti attaqué dans mes valeurs profondes.

La réaction qui a émergé a été rassurante. Nous sommes tous de cœur avec les Français, et nous dirigeons nos énergies positives vers les proches et amis des victimes de cet acte barbare, qui n’a pas lieu d’être.

« Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’à la mort pour que vous ayez le droit de le dire. » (Ref)

Oui sauf que si je ne suis pas d’accord avec vous, vous irez dire votre opinion sans moi.

Rien, me fera dire ou partager une opinion que je n’aime pas, que je trouve déplacée. Même pas un évènement tragique.

Je ne me sens pas du tout à l’aise de souscrire ce qui est publié dans le Charlie Hebdo. Je ne suis pas un lecteur de la publication, je n’ai donc pas une opinion complète sur l’entièreté de l’œuvre. Par contre, la forme dans lequel le message est présenté, tel qu’on nous le rapporte dans les différents médias, ne va pas avec ce que je prône. Certaines « caricatures », que j’ai été en mesure de voir, sont complètement déplacées. Les repartager n’est pas un acte de courage, mais une forme d’intimidation qui n’a pas sa place.

Et je n’ai rien contre l’idée de la publication de vouloir dénoncer la problématique de l’extrémisme des religions, particulièrement les cas où les religions se drapent dans la liberté d’expression pour dire n’importe quoi, n’importe comment. Mais si nous sommes pour remplacer les extrémistes religieux par des extrémistes athées, nous allons simplement déplacer le problème, pas le régler.

L’intimidation, par la force, le dessin ou des textes, reste de l’intimidation. Refuser de partager ces caricatures n’est pas un manque de courage, comme certains l’affirment. Comme plusieurs médias sur cette planète, je ne publierai pas les caricatures du Charlie Hebdo.

Bref, j’ai un malaise face à Charlie Hebdo.

Par conséquent, je ne suis pas Charlie.

Par contre, je suis contre la barbarie. Je suis contre l’intimidation.

Je suis pour la paix.

Mes pensées les plus sincères aux Français, mais surtout aux victimes, à leurs proches et amis.

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